apprendre avec plaisir

4 conseils pour des devoirs plus enthousiastes

Dans cette nouvelle vidéo, vous découvrirez 4 conseils donnés par François-Xavier pour que le moment des devoirs se passe plus sereinement.

A vous de tester et me faire vos retours dans les commentaires 🙂 !!

 

Transcription de la vidéo :

Aude : Bonjour ! Je suis Aude, du blog apprendre-avec-plaisir.fr et bienvenue dans cette nouvelle vidéo. Aujourd’hui, je suis à côté de François-Xavier. Nous allons parler aujourd’hui de comment faire, quelle astuce peut-on trouver pour que les devoirs soient plus agréables et soient moins une corvée. Ne le cachons pas, ce n’est pas toujours un plaisir et c’est souvent une source de conflit. Déjà François-Xavier, est-ce que tu peux te présenter ?

François-Xavier : Oui ! Alors, bonjour à tous ! Certains me connaissent déjà sur internet pour l’administration du blog les-parents-positifs.com. Je fais aussi beaucoup de vidéos. J’ai un groupe privé Facebook aussi sur la parentalité positive. Et puis mon expertise, c’est vraiment le fonctionnement du cerveau que ce soit celui de l’enfant ou celui de l’adulte ou tout simplement en tant que parent ou dans d’autres situations.

Alors, ta question est assez précise, comment diminuer si je puis dire la corvée des devoirs ? Alors souvent, quand l’enfant rentre de l’école, il y a forcément, tout dépend de l’âge bien sûr, mais la plupart du temps des devoirs à faire. C’est une question, je me suis posé plusieurs années, j’ai « pas mal galéré » pour cela et c’était vraiment une corvée, on peut l’appeler comme cela.

Donc, soit mes enfants, ils n’étaient pas à l’aise, ils rentraient, ils n’avaient qu’une envie, s’amuser. Ils voulaient aller jouer aussi souvent à l’extérieur avec des copains qui étaient juste à côté et c’était compliqué de leur vendre l’idée qu’il fallait faire leurs devoirs et qu’ils seraient débarrassés tout simplement.

J’ai beaucoup lu, je me suis beaucoup documenté : comment on fonctionne justement à ce niveau-là ? Et peut-être que vous savez déjà, mais le cerveau fonctionne avec la notion de plaisir. C’est-à-dire que le fait qu’il soit contraint, le fait qu’il y ait nécessité de faire telle ou telle chose, ils n’aiment pas cela du tout.

Il faut vraiment réinjecter ces notions de plaisir et il y a plusieurs moyens pour cela. La première, c’est par le jeu. Le fait de jouer, tout à l’heure, j’avais quelqu’un qui me parlait justement de mémoriser des dates au niveau de l’histoire et c’était compliqué pour son enfant, eh bien, on peut jouer, on peut reconstituer.

Par exemple avec mon plus grand qui a 11 ans aujourd’hui, les batailles napoléoniennes, c’est quelque chose qu’il aimait beaucoup, mais il avait beaucoup de mal à se rappeler des dates et beaucoup de mal à les mémoriser. Qu’est-ce qu’on a fait ? Vous connaissez playmobil, vous connaissez Lego, on a reconstitué différentes batailles, tout simplement cela peut être Waterloo, cela peut être les batailles en Russie, etc.

Et à chaque fois avec l’aspect du jeu, on injectait avec cet aspect plaisir des grandes dates. On reconstitue donc Waterloo. Bon, ce n’est pas forcément la plus glorieuse, mais c’est quand même une des plus connues surtout en Belgique et vraiment cela a marché, le fait vraiment d’ajouter la dimension plaisir.

Une des routines aussi c’est quand les enfants rentrent de l’école, depuis peu ils rentrent à pied, l’école est à 300 mètres de chez nous, c’est vraiment de se connecter à eux. Des fois, c’est moi qui les accueille, des fois c’est Dominique, ma femme : comment s’est passée ta journée ? Est-ce que tu peux me donner un, deux, trois événements que tu as particulièrement appréciés ? Est-ce que tu peux me donner un, deux, trois éléments que tu n’as pas vraiment appréciés ?

Alors souvent, ils commencent par ce qu’ils ont particulièrement apprécié, c’est une routine aujourd’hui. Et vraiment l’énergie est différente, la façon de se sentir est différente et on se connecte très facilement. Après, c’est très facile de passer à la case devoir.

Et aujourd’hui, après plusieurs années de tests, d’essais, de lectures et de pratiques, pour eux c’est un plaisir, ils se mettent tout de suite au devoir. Peut-être une chose aussi, c’est de donner le choix : est-ce que tu préfères ? Par exemple, mon petit qui a 7 ans. Il a des lectures chronométrées. Il est en CP, il a des lectures chronométrées. Puis des fois, il a beaucoup de pression. Il y a un chronomètre, il faut qu’il donne le meilleur de lui-même. C’est hyper stressant.

L’idée c’est de dire : quel score tu vas faire aujourd’hui ? Est-ce que tu vas réussir à améliorer ton score ? Mais sans introduire la notion de compétition. Il est seul face à lui-même et peu importe le résultat, il est inconditionnellement aimé et apprécié. Qu’il fasse 40 moins la minute ou 70 mots, cela peut varier entre ces deux extrémités, ce n’est pas un souci, c’est juste un jeu.

Est-ce que tu vas améliorer ton record personnel ? Que ce soit oui ou non, peu importe, mais il y a un petit challenge et il n’est plus dans la compétition. Est-ce que je dois performer ? C’est vraiment de gommer cela. Comme l’école d’aujourd’hui, des fois met en compétition, il faut prendre cette compétition qui est injectée par l’école et de la détourner puis de la rendre ludique.

Et vraiment améliorer son score personnel, cela peut être super-intéressant. S’il n’améliore pas, ce n’est pas grave. Ce sera la prochaine fois ou peut-être jamais, peu importe. Mais c’est vraiment de rendre les choses, de les remettre en perspective et pas de stresser son enfant parce qu’il n’y a rien de pire que de stresser l’enfant : « tu vas aller faire tes devoirs ! » Non !

Puis dernière chose que j’aimerais donner, alors cela dépend vraiment de chacun. C’est qu’avant de passer à la récompense, tu peux peut-être te charger des choses qui sont incontournables : « tu dois faire tes devoirs, c’est nécessaire, c’est comme cela, c’est ainsi, c’est la règle et c’est comme cela. » « Avant de passer à la suite, tu préfères faire tes devoirs tout de suite ou tu préfères goûter d’abord et ensuite faire tes devoirs. »

Mais c’est donner une sorte de choix qui n’en est finalement pas, mais l’enfant est dans sa puissance et son pouvoir, il a l’impression de décider et cela l’entraîne lorsqu’il décidera par lui-même sans forcément une fourchette ou un choix plus ou moins fictifs de la part des parents. C’est ce qu’on enseigne en parentalité positive et c’est ce qu’enseignent aujourd’hui des neurosciences basées sur les dernières découvertes tout simplement.

Donc, c’était ma modeste contribution aux devoirs à faire, à la corvée des devoirs et aujourd’hui c’est vraiment un plaisir. Et les enfants, ils rentrent de l’école, ils ont vraiment envie de les faire et ils passent à la suite qui est le jeu, qui est de sortir avec les copains pour jouer au foot dehors, etc. Ce n’est plus du tout une corvée, c’est vraiment un plaisir. Voilà !

Aude : Je te remercie beaucoup pour cette interview. Donc, si on reprend pour résumer rapidement, on a dit : retrouver la notion de plaisir, surtout ne pas lui mettre la pression parce que c’est contreproductif et lui laisser la possibilité de choisir. Alors un choix limité, mais choisir, maintenant ou un peu plus tard. Et aussi très important, la notion de connexion avec son enfant.

François-Xavier : C’est vrai, c’est important. Si je puis me permettre, j’ajouterai la dernière chose c’est : respirer les parents. Sur le blog des parents positifs, j’ai fait un article qui a très bien marché, les personnes se sont vraiment retrouvées là-dedans : respirez, relativisez. Ce n’est pas parce que les devoirs ne sont pas simples aujourd’hui que cela va toujours être comme cela, juste appliquer ces quelques règles et puis respirer, relativiser.

Ce n’est pas parce qu’il manque son devoir et cela se passe pas très bien que la fois d’après ce sera la même chose. Au contraire, il faut lui redonner du plaisir, il faut le remettre dans sa puissance l’enfant et de lui donner des choix, tout en respectant les règles qui sont fixées : les devoirs, on doit les faire, c’est comme cela.

On n’a pas le choix, mais on peut donner du choix à travers ces règles un petit peu rigides de l’éducation nationale qui sont là parce qu’elles permettent aussi aux enfants de progresser. C’est évident. On mémorise mieux quand on sait qu’on a des devoirs à faire et puis quand on y prend du plaisir tout simplement. Voilà !

Aude : Merci François-Xavier !

François-Xavier : Merci Aude !

Aude : Merci François-Xavier ! J’espère que cette interview vous a plu. N’hésitez pas à laisser des commentaires, à nous dire comment cela se passe chez vous et les solutions que vous avez pu mettre en place.

Je vous invite à télécharger mon ebook, mon guide pratique à l’attention des parents qui s’appelle : « J’aime faire mes devoirs ! » Vous trouverez le lien au-dessus de la vidéo ou en dessous en fonction de l’endroit où vous le regardez. Voilà ! Bonne journée.

François-Xavier : Prenez le guide, il est très bien.

Aude : Bonne journée et à bientôt !

François-Xavier : Bonne journée !


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